Recette pour récurer les casseroles

C’était prévisible. Trainer une casserole

Les bruits et rumeurs commencent à circuler : Frédéric-Georges Roux traine de sacrées casseroles.

JustMarriedT

Traîner une casserole

Il est d’usage, parait-il, dans une campagne électorale, Les casserolesde mettre en lumière toutes les horreurs cachées des candidats. Certains disent que c’est de bonne guerre.

C’était un jeu, dans nos campagnes, pour certains chenapans d’attacher des vieilles casseroles soit derrière une voiture soit à la queue d’un chien. Cette action ne visait qu’à faire du bruit.

Faut-il anticiper les casseroles ?

C’est l’option que j’ai choisie : mettre les casseroles qu’on risque de m’attacher sur la table et les passer au tampon Jex pour éviter que la pourriture ne s’y attache.

J’ignore quel est votre intérêt pour les rumeurs et autres vilénies que de petits adversaires mal intentionnés se plaisent à colporter avec l’intention de nuire à la liste Carnoules Alternance en jetant l’opprobre sur celui qui la conduit, mais, je vous invite à prendre connaissance des commentaires que je livre à votre jugement. Je suis certain qu’après vous comprendrez que ces casseroles ne sont en fait que des « poêles à gratter ».

Première casserole

J’ai été condamné pour « délit d’initié ».

Ce n’est pas faux, mais laissez-moi sourire et remettre les choses à leurs justes proportions.

Tout d’abord, il s’agit seulement d’une « sanction » de la Commission de l’Autorité des Marchés Financiers et non d’une condamnation judiciaire.

Ensuite, pourquoi n’ai-je pas fait appel, ce qui m’aurait permis d’être « blanchi » ?

Pour des raisons faciles à comprendre, alors que je n’étais « condamné » qu’à une amende symbolique d’un montant de 1 000 € (les autres co-impliqués s’étaient vus sanctionnés par des amendes allant de 50 000 à 400 000 € et, au demeurant, 3 d’entre eux ont été blanchis en appel), je n’ai pas jugé économiquement raisonnable de faire appel de cette décision et d’engager des frais disproportionnés avec cette somme pour chercher à faire annuler à bon droit cette sanction.

Les faits parlent d’eux mêmes.

Retiré à Carnoules depuis 1998, j’avais continué à avoir une activité de conseil à temps partiel auprès de GFI Informatique (mon ancienne société dont j’avais été un des dirigeants depuis 1983) rémunérée par un salaire mensuel brut d’environ 1 300 €.

Fin octobre 2004, j’ai participé, dans un hôtel parisien, à une réunion du Comité de Direction de GFI Informatique au cours de laquelle (pendant que je m’étais absenté près d’une heure pour obtenir de l’hôtel un vidéoprojecteur) il aurait été discuté des résultats financiers devant être publiés quelques jours après. De retour à Carnoules par le TGV du soir, j’ai appris que mon épouse avait, conformément à ce que nous avions décidé deux jours avant, vendu 5 000 actions GFI que je possédais encore depuis 10 ans pour boucler notre budget et partir 8 jours en vacances.

Mal m’en avait pris car cinq des dirigeants présents lors de cette réunion et qui, eux, parait-il, avaient appris que les résultats qui devaient être publiés étaient suffisamment mauvais pour que le cours des actions risque de baisser le jour de l’annonce, ont vendu respectivement 120 400, 92 329, 79 992, 61 941 et 30 214 de ces mêmes actions !!!

GFI Informatique étant une société cotée en Bourse, si les faits étaient avérés, ils étaient potentiellement passibles de sanctions pour avoir commis un « délit d’initié ».

Nous sommes tous passés ensemble devant la Commission des sanctions de l’AMF qui, après nous avoir entendus, a prononcé en première instance des peines d’amende.

Mes « co-accusés », chacun défendu par un avocat, ont été condamnés respectivement à des amendes de 400 000, 300 000, 100 000 et 50 000 €. En dépit des faits qui plaidaient pour mon ignorance d’une information sur les résultats qui devaient être publiés, mon absence n’ayant pas été contestée, j’ai quand même été condamné à une amende, certes symbolique, de 1 000 €.

Compte tenu du montant élevé de leur amende, mes 4 « co-accusés » ont fait appel de cette décision. Devant la modicité de la somme qui m’était réclamée, et ayant d’ailleurs assuré moi même ma défense sans recourir à un avocat, j’ai bien évidemment, et en toute bonne foi, renoncé à faire appel. J’ai payé cette amende et la décision de l’AMF est resté publiée sur Internet avec mon nom en clair; alors qu’ayant été blanchis en appel, 3 des « co-accusés » ont vu leur nom effacé et remplacé par les lettres B, C et D dans le jugement initial disponible sur Internet. (Cliquez ici pour le télécharger)

J’adore ceux qui profitent de cette « casserole » digne d’une dinette de poupée pour tenter de me faire passer pour le pire des criminels et jeter le doute sur mon honnêteté. Je leur assure que je n’ai pas l’intention de fouiller dans leur passé à seule fin d’y déterrer des cadavres qui pourraient, mais je n’en sais rien, être peut-être plus nauséabonds. La guerre contre les pollutions olfactives de l’usine d’équarrissage me suffit largement.

Conclusion

Si tu ne veux pas être la cible de tes ennemis, il vaut mieux :n’avoir ni patron, ni collègues

La morale de cette histoire est « Si tu ne veux pas avoir de casseroles, alors apprends à manger froid avec tes doigts »

Frédéric-Georges Roux